18.05.2006
Sauce blanche, sans salade.
Hey, toi lecteur, as-tu remarqué la fréquence des mises on line de nouveaux posts depuis la résurection de ce merveilleux blog ?
Cette nuit j'ai fait un rêve assez étrange. (le téléphone sonne, je reviens). (Noooon, puisque je vous dit qu'il n'y a pas de Corinne ici ... ben oui, mais non ... c'est ça, au revoir). Donc, il est 17h30, je marche boulevard St Germain lorsque j'aperçois au loin un attroupement de personnes sur le trottoire. Je m'approche, me faufile. Au centre une jeune bobo parisienne, tendance rive gauche, assise sur un banc. Le spéctacle est désolant : elle est nue, sale mais étrangement pas trop mal coiffée, des serviettes hygiéniques jonchent le sol, ça sent l'urine et la merde à plein nez, il y a un peu partout des sacs floqués du logo de grandes marques de cosmétiques (Dior, Chanel,...), mais ces sacs contiennent des vêtements déchirés, moches, puant la sueur et le mauvais gout. Parfois ces sacs ne contiennent même absolument rien. Elle ouvre un paquet de Marlboro pour en tirer une gitane. Elle expose haut et fort ses liaisons passées comme des trophés, mais semble réfléchir trop longtemps lorsqu'elle entre dans les détails pour être crédible. Elle a une bouteille de parfum Chanel 5 remplie d'eau de Cologne bon marché. Elle suinte. Elle pue. C'est un spéctacle désolant. Les gens autours crient, c'est une finale de champion's league. Je suis le seul à être affligé par ce spéctacle. A coté de moi une pseudo princesse ramasse un tampon usagé et le glisse dans sa poche comme un trésor. Ailleurs des hommes acclament la bobo et scandent son prénom comme pour une star de cinéma. Pourquoi tous ces gens ? Pourquoi tant d'admiration ? Est-ce le déclin qui attire la curiosité et provoque l'enthousiasme de ces gens ? Faut il se rouler dans sa propre merde et l'offrir en pâture une fois l'acte accompli pour s'octroyer les félicitations de la masse ? Qui peut mendier ce genre de félicitations d'ailleur ?

A ce moment je me reveille, ouvre mes volets. Le soleil brille fort ce matin. Je ne bande presque pas. J'écris ce rêve car sa futilité ainsi que celle de son actrice principale me pousseront sans doute à l'oublier très rapidement.
11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Chéri, tu peux éteindre la lumière ?
- Finalement le rose me plait, je crois que ca va être ma marque de fabrique. "Tu connais le blog de Mon@mour ? Tu peux pas te tromper, il est tout rose."
- J'ai commencé ça hier, et je l'ai fini tout a l'heure, et j'ai trouvé ça tellement passionant que j'aurai pu lire les 400 pages d'une traite si je n'avais du sortir trainer dans les rues de Paris à la recherche de parfums féminins inoubliables. Enfin, si vous êtes curieux sur la vie à Paris au 15eme siècle, si vous voulez voir des pendus a chaques coins de rues avec des corbeaux leur mangeant les yeux, des hommes ébouillantés, des vols, des viols, des coups de couteaux, des mains coupées, des pâtés de chair humaine, et puis le parcours d'un poête des rues, un poête des pauvres, un poête qui sait que sans souffrance la créativité ne donne rien, un Genet avant l'heure,... Enfin bon, tu vas a ta bibliothèque et tu lis cet ouvrage de Teulé parcequ'il le vaut bien.

- J'ai dis que je parlerai un peu plus de moi ce soir, mais finalement je crois en avoir pour le moment suffisament dit dans la section "à propos". Mais je suis une personne ouverte, je répondrai volontier aux questions que vous pourriez me poser si celles ci ne sont pas trop indiscretes, dans le cas inverse, je vous ignorerai comme une merde, l'injustice régnant dans cet espace "blogest", je suis chez moi, je fais ce que je veux.
- Et puis ce soir, en revenant de chez elle, je suis passé voir L. qui a insisté pour me montrer des extraits de ces 45 derniers films X téléchargés sur internet. Et là, à 2h11 du matin, j'ai très peu de mal à imaginer, même sans fermer les yeux, deux petites latinas se trémoussant sur mon canapé/lit conforama en me disant avec leur petit accent "hey papi, lache un peu ton pc pour venir t'occuper de nous" et alors je m'approcherai et elles me déshabilleraient et je mettrai un vieux vinyle bien soul sur la platine pendant qu'elle s'embrasseraient en se tripotant et là je commencerai à être tres excité surement aussi excité que cette phrase sans ponctuation est longue. Il parait que les pendus bandent tres longtemps apres leur suplice. Est-ce parceque certains souvenirs résistent et demeurent malgrés l'adieu ?
02:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.05.2006
Ouh la
Les couleurs etant plus désespérantes les unes que les autres, j'opte provisoirement pour ce rose bonbon qui enrobera parfaitement mes jolis mots. Ce soir je me dévoile un peu plus...
16:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
On ne s'est pas déjà rencontré quelque part ?
C'est incroyable, je laisse ce blog a l'abandon, avec si peu d'articles dessus, et un jour, aujourd'hui, je reviens presque par hasard m'y connecter, et je m'aperçois dans les stats que des dizaines de personnes se connectent quotidiennement. Pour quelles raisons ? Aucune idée !! Alors dans un sursaut de modestie, je m'écrie "Ah, mais pourquoi priver tous ces gens de mon talent lyrique !?!?" Donc me revoila, Mon@mour est de retour, peut etre quotidiennement, par contre pour combien de temps ?...
Pour fêter ça, je change quelque peu la mise en page avec de jolies couleurs festives. Et, ah, si, j'oubliais, je vous emmerde, bien entendu.
16:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.04.2006
Chère inconnue

Odéon est le lieu de toutes les lamentations, de toutes les angoisses. Tout le monde est là, à attendre, à se poser mille questions. Viendra ? Viendra pas ? Des destins se jouent a Odéon. Des vies se brisent.
Elle est mignonne. Elle jette des regards nerveux à sa montre. Il doit être en retard. Elle a beau promener ses yeux dans la foule, ca ne le fait pas arriver. Elle est petite, relativement fine, les cheveux bouclés, les bras croisés, une veste en velour fermée, un peu cintrée, un jean à la mode et une petite paire de ballérines. Elle est très attirante et comme je ne sais pas lutter, je me rapproche d'elle. Elle a énormément de charme. Elle voit bien que je la dévisage, mais que voulez vous qu'elle fasse ? son rendez-vous doit la rejoindre ici, elle ne va pas partir sans lui. Peut-être aprécie-t-elle de se faire admirer par un inconnu. Des centaines de questions envahissent ma tête : "Que penseriez-vous d'aller attendre nos rendez-vous au Starbuck café ? Puis-je sucer mon doigt et le glisser sur vos lèvres ? Embrassez-vous pendant l'amour ? Et avant ?" Un espèce de boudin se prenant pour une bobo-parisienne un peu con vient me taxer du feu. "T'as pas un tshirt Blondie toi par hasard ?" "Non", me répondit elle un peu surprise. "Tiens, 10 cents, va t'acheter des allumettes et oublie moi". L'inconnue du rendez-vous à du m'entendre car lorsque je repose mes yeux sur elle, elle sourit. Elle a une constellation de minuscules taches de rousseurs sur les joues que je ne pourrais sûrement jamais compter sans m'approcher à moins de quatre centimètres de son visage. Je l'aime.
C'est à ce moment précis que G. choisi d'arriver. Elle m'embrasse amoureusement comme elle le fait toujours. Elle veut une crêpe. Le métro était en retard. Elle s'excuse. Me demande si j'attends depuis longtemps. Elle prend ma main. Elle sourit. Elle trouve qu'il fait froid ce soir. Moi je trouve le temps doux. Suffisament doux pour tomber amoureux.
03:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.03.2006
Je m'voyais déjà
Je viens de jeter un coup d'oeil aux stats de ce merveilleux et inutile blog et je suis effaré. Tant de connexions, tant de visiteurs, tant de personnes qui semblent s'interesser à ma misérable façon de voir les choses, que j'ai finalement décider de continuer a l'alimenter plutôt que le tuer à peine sa naissance déclarer. Est-ce le son des acclamations du publique que j'entends et qui font vibrer mes oreilles ?
Je post ce soir, aimez moi, même un peu, jusque là.
19:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.03.2006
Solitude forcée
J'appelle B. parcequ'il pleut, parceque tous mes plans tombent à l'eau en même temps à cause de ce temps minable. B. décroche et m'en veut de ne pas l'avoir appelé depuis des mois. J'invente une excuse minable que B. ne croit pas une seule seconde mais qui nous permet à tous les deux de changer de sujet. Je m'attends au pire lorsque B. commence à me parler de son travail. Elle sait bien entendu le but de mon appel, mais semble vouloir me faire payer ces mois d'absence par un compte rendu détaillé de ses activités. J'acquiesce par des "hm hm" et autres "oui, oui" concilients, elle sait que je pense déjà à son corps contre le mien. Elle me demande pourquoi elle. Je répond que j'aime lui faire l'amour, que je sais qu'elle aime que je lui fasse, et qu'accesoirement elle est celle qui habite le plus proche de chez moi. Je lui dit que j'arrive et sa vengeance est terrible : B. est fatiguée ce soir. Et demain elle reçoit des amis. Alors dimanche oui. Je n'insiste pas car je sens qu'elle est sincère et ne me remballe pas dans le but de se faire un peu supplier en me mettant à ses pieds.
Je fumme une cigarette à la fenêtre. Des voisins regardent la télévision, d'autres finissent de manger, des voitures viennent puis s'éloignent. Mais qui me regarde, moi ? Qui ressent la solitude forcée qui est la mienne ? Personne bien entendu, sinon nous serions déjà réunis pour vaincre cette gangrène. "Est-ce toi qui t'ennuies ?". "Oui, comment t'appelles tu ?". "Ce n'est pas important, embrassons nous, nous avons déjà bien trop parlé".
Je deteste lorsque la solitude s'impose a moi.
22:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
L'anonymat

L'anonymat est un fardeau fabuleux. Une aubaine diabolique. Déclarer son amour dans l'anonymat, sans courage mais sans conséquence. Etre un pleutre heureux, un amoureux jamais transi puisque jamais reconnu. "Je vous aime", "Mais qui êtes-vous ?", "Cela n'a pas d'importance, je vous aime et c'est tout ce qui compte". Effleurer des mains, toucher des coeurs, déclarer sa flamme et disparaître, sans faire de peine. "Je vous offre un souvenir, le mien". "Merci mais je n'en ai que faire". "Menteuse, je t'aime".
Je vis dans une solitude heureuse.
14:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




